Budapest

Pourquoi Budapest ?

Envie de découvrir une capitale d’Europe de l’Est.

Après avoir découvert Prague en 2009 on était très attiré par Budapest.

Si on aime le style art déco, l’histoire, la possibilité de tester des bains, la destination est idéale!

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Conseils pratiques avant de partir

  • Réserver une visite accompagnée avec JC de Budapest sensation .
  • Privilégier les bains les matins, il y a moins de monde
  • Réserver un  Hotel Casati Budapest
    juste à côté de l’opéra côté Pest
  • Acheter la carte quotidienne pour le tram et métro a été pour nous plus rentable que la Budapest card

Le Vol

Nous avons pris un vol au départ de Paris CDG avec Easy Jet

Carnet de voyage

21/04/2014 arrivée vers 15h

Taxi jusqu’à l’hôtel installation 4 h de visite avec JC  de Budapest sensation.Une superbe première approche !

On commence notre découverte avec Les palais de rapport fin XIX ème début XXème siècle ( devait rapporter de l’argent aux propriétaires, banque et assurances qui les détenaient) .

Toujours la même configuration :

Le 1 ère étage pour travailler, riches sièges sociaux, au dessus appartements locatifs et au RDC café littéraire, on en comptait 600 fin XIX ème début XX ème à Budapest. On s’est un peu attarder au Four saison, qui est un bon exemple de palais de rapport de style art nouveau. Pour la déco est utilisé :  du fer forgé du verre des murs en céramique.Rénové à l’identique pour 100 000 euros. Durant les  50 années passées sous le communisme , ces palais sont devenus propriété de l’état , leurs propriétaires ont été arrêtés et emprisonnés pour rééducation. Les immeubles ont été transformés en HLM et ont subit des dégradations.

On descend voir la ligne de métro N°1 date de 1896, c’est la première du contiennent européen. Elles est faite de carreau de céramique blanc de bois et de fer forgé.

Ces premières découvertes nous mènent  jusqu’au café New York créé en 1894 et répertorié comme le plus beau café du monde, on entre par l’hôtel et on découvre cet espace qui s’organise autour d’une cours intérieure. On y trouvait le siège d’une assurance américain. Au rez de chaussé c’était un café littéraire, centre de la vie culturel moderne du début du XX ème siècle. Chaque café avait son courant, le New York café était celui des peintres.
C’est ici que se signaient les contrats pour une aventure aux États Unis. Les grands réalisateurs des années 30 Paramount ou FOX sont hongrois. Ce café a été préservé pendant la période communiste et a été fermé en 1948 pour être transformé en magasin de chaussure. le café central à lui été transformé en cantine pour ouvrier.

Le café New York a été ré-ouverte en 1991 en brasserie, puis il a été fermé pendant 10 ans , racheté et après 6/7 ans de rénovation il a ré-ouvert comme on le voit aujourd’hui.

On s’attarde au cinéma National, de style vénitien gothique, fait en 1895. C’est un cinéma avec vestiaire, une seule salle style opéra avec loges et balcons que l’on peut louer. Et un café.

Une autre halte avant le diner, dans un bar des ruines, qui se développe depuis 15 ans das le quartier juif. fait d’objet de récup on en compte 65, en hongrois on dit Kert = jardin

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22/04

Les thermes font partis de cette ville ! On compte  118 bains , qui utilisent chaque jours 70 millions de litres d’eau.La température va de 12 à 40°. Les eaux ont des vertus curatives chaque bain a sa spécificité.
Les bains sont ouvert dés 6h du matin. On s’y retrouve entre amis, comme au café. Il faut absolument les tester. C’est prévu!!

Nous avons notre petit sac à dos avec maillot de bain, serviette et claquette. Nous voilà prêt pour cette rencontre, vivre durant un moment comme un habitant de Budapest. On débute cette matinée aux thermes Széchenyi, une fois en tenue, on file tester les bains au différentes température!

Un coup en extérieur un coup en intérieur. On regarde les habituer jouer aux échec, facile de rester des heures dans l’eau quand elle est aussi chaude!

Difficile de partir tellement c’est relaxant et le matin il n’y a pas trop de monde, on peut vraiment profiter tranquillement.

Déjeuner chez Két Szerecsen (Nagymező u. 14,Budapest), avec un roulé de lapin aux gnokis et asperges maison, un régal. L’occasion de gouter leur limonade aux agrumes. Pour le dessert on va juste à côté chez Sugar Shop (Paulay Ede u. 48, 1061 ), on s’offre riz au lait, cheese cake et autre, sympa, c’était dans notre liste à tester, on a apprécié.

Visite de l’opéra, plus petit que celui de Vienne, il est très beau . Construit entre 1875 et 1884. On y voit le salon rouge réservé au couple royal (Sissi et son mari), de nos jours Madona à pu s’y installer!

Cet opéra  est de style néo renaissance, utilise la mythologie dans sa décoration, un escalier royal richement décoré, le miroir face à l’escalier nous permet d’apprécier la beauté de la salle. On reste impressionner par les lustres de 2 tonnes, 3 tonnes à l’époque car ils fonctionnaient avec des lampes à gaz. Il se descend pour changer les ampoules, on ne le fait que deux fois par an, car il faut 1h pour le remonter. Cet opéra est en bois pour une meilleure acoustique. 1261 places, et un système de clim très au point pour l’époque.

En sortant on fait une pause gouter au Lotz (Andrássy út 39, 1061 Budapest), le cadre est joli, mais le reste ne nous a pas convaincu…Et en soirée diner au Màk (Vigyázó Ferenc u. 4 Budapest), beau cadre beau plat, belle adresse.

Le contraste entre la fraicheur extérieure et la chaleur du bain, ne nous donne pas envie de repartir! On resterait bien toute la journée dans les  brumes de Széchenyi….

Déjeuner chez Két Szerecsen (Nagymező u. 14,Budapest), avec un roulé de lapin aux gnokis et asperges. La photo me fait encore saliver!

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C’était délicieux, les gnokis maison sont fondantes, et le lapin délicatement rôti, le croquant des asperges vertes vient équilibrer le tout.

Chaque bouché est un régal, un concert de HUmmm c’est trop bon se fait entendre!

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Màk (Vigyázó Ferenc u. 4 Budapest), On tourne on vire depuis un moment, fatigué par notre journée de marche on a du mal à trouver

une  table pour nous accueillir, nos pas nous mènent au Màk, restaurant de décoration contemporaine simple et efficace, on aime!

Juste à côté du pont qui nous va sur Buda. On se régal d’un lapin aux fraises, et oui c’est note journée lapin. Aussi bon l’un que l’autre .
Pas de jaloux !

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23/04

Visite du parlement (sur réservation à l’avance sur internet), construit en 1884, à l’époque il avait deux chambres, aujourd’hui il est mono caméral. Il est de style néogothique à l’extérieur et éclectique à l’intérieur (il est répertorié comme étant l’un des 100 plus beau monument du monde). Composé de 691 pièces,  11km de couloir, 27 portes il fait l’équivalent de 4 terrains de foot soit 18 000 m2. Il disposait déjà à l’époque d’un chauffage central moderne et d’un système de climatisation grâce à la glace déposée dans les  grand puis, que l’on soufflait pour avoir de l’air frais des 1902. La Sainte couronne est gardée par deux 2 soldats immobiles. La relève se fait toutes es 15 mn.

L’après midi c’est découverte de Buda, en travaux… Pause gouter au Ruszwurm (Szentháromság u. 7, 1014 Budapest), le salon de thé de Sissi !

A 17h bain Géllert, nous apprécions moins, beaucoup de monde, on se fait emporté une paire de claquette, et ça n’est pas très propre, à faire le matin pour avoir une meilleure impression.

Soirée à Pest , restaurant Alabardos (Országház u. 2, 1014 Budapest), parfait!

Photos by night depuis Pest…

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Le Parlement illuminé, il nous donne l’impression de flotter sur le Danube. C’est étrange comme ce bâtiment administratif prend une apparence de conte de fée ainsi illuminé!

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Pour les gourmands, bon moment assuré!!

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24/04

Matinée dédiée au quartier juif.

Budapest entre 1896 et 1939 est une ville moderne, en avance sur son temps.     Elle a, comme on l’a déjà dit le premier métro du continent, le deuxième après celui de Londres.

La plupart de ses églises de style Baroque datent de la seconde moitié du XVIIIème siècle, le premier pont qui relie Buda à Pest date de l’après guerre d’indépendance en 1848.

Jusqu’à ce qu’elle soit envahit par les allemands la Hongrie est restée en dehors des hostilités, mais en 1944 les allemands donnent de nouvelles lois antisémites, les juifs sont alors déportés en masse vers les camps de concentration.

A la fin de la guerre les troupes allemandes fuient devant l’Armée Rouge. La Hongrie est libérée des nazis mais restera sous la dominance du communisme jusqu’à la fin des années 80 où la démocratie va s’installer, aidée par la chute du mur de Berlin.

Avant la deuxième guerre il y avait 850 000 juifs en Hongrie dont 200 000 à Budapest. La Hongrie a été occupée à partir de mars 1944. Les Nazis ont fait alors déporter 435 000 juifs vers Auschwitz en 2 mois.

Sur les 200 000 juifs de Budapest, 70 000 ont été enfermé dans le  ghetto avec aucune nourriture, pas de bois pour se chauffer, pas de médicaments, ceci pendant 7 semaines, 100 000 ont pu être sauvés in extremis  car le 15 janvier 1945 l’extermination des habitants du ghetto, prévue par les SS et les Croix Fléchées fut ajournée au dernier moment et le lendemain les Soviétiques entraient dans la ville. Jusque là ils vivaient dans des immeubles à part, et portaient leur étoile jaune, ils ont créé des ghettos, il n’y en avait jamais eu à Budapest alors que dans les autres pays d’Europe ces ghettos existaient depuis le Moyen Age. La Hongrie était plutôt accueillante, Saint Etienne par exemple accueillit la population juive avec hospitalité leur accordant même des privilèges alors que le roi Andràs 2 imposa des restrictions. Et c’est vraiment à la fin du 18e siècle que l’émancipation proprement dite va intervenir  avec un décret de l’empereur Joseph 2 disant que toutes les religions devaient avoir les mêmes droits.

Notre découverte de cette partie de l’histoire de Budapest  s’est faite en passant par le quartier juif et les différents mémoriaux.

La synagogue a été construite entre 1854 et 1859 par l’architecte viennois Ludwig Förster dans le style mauresque, inspiré principalement par les modèles musulmans d’Afrique du Nord et d’Espagne.  Elle est un peu différente des synagogues traditionnelles car elle est bâtie sur 3 niveaux et est un centre du judaïsme néologue .Son architecte n’était pas juif mais viennois.Elle contient 3 nefs et le Bimah (qui est une plate-forme où est lue la Torah durant les services à la synagogue) n’est pas au centre mais au fond du bâtiment, le plafond est plat au lieu d’être vouté, la décoration est orientale, il y a 2 chaires latérales et un orgue ce qui est inhabituel car la musique y est interdite mais cela sert à attirer plus de monde dans la synagogue car c’ est un moyen de distraction. Cette synagogue se distingue aussi par les éléments d’aménagements chrétiens notables apportés par son architecte, lui-même catholique avec un plan basilical.

Avec une longueur de 75 m et une largeur de 27 m, elle offre une capacité de 3 500 places assises, les hommes et les femmes sont séparés car ils doivent rester concentrés sur la prière.

Franz Liszt et Camille Saint-Saëns y ont joué de l’orgue. Cette synagogue est d’ailleurs l’une des rares à posséder un orgue (avec la Grande synagogue de Paris,). Jouer de la musique étant interdit durant le chabbat, c’est un non-juif, le « Shabbes goy« , qui joue pendant les cérémonies.

Le bâtiment d’origine a été endommagé par le parti pro-nazi des Croix Fléchées en février 1939, puis utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale comme base pour la radio allemande et aussi comme écurie. À la même époque, le ghetto de Budapest fut établi tout autour de cette synagogue. Lors de l’arrivée de l’Armée Rouge en janvier 1945 il y eu beaucoup de morts, c’est ainsi que le jardin de la synagogue c’est transformé en cimetière. Puis en 1997 la synagogue rouvre.

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Le Jardin de la synagogue et ses œuvres.

Dans le jardin de la synagogue se trouve une plaque commémorative à Raoul Wallenberg qui a sauvé des dizaines de milliers de Juifs hongrois.

Il avait crée une liste depuis laquelle des laissés passé étaient fait avec des lettres de protection ; les personnes étaient emmenées dans des maisons de sécurité.

Ça et là sont disposés des cailloux autour de plaque commémorative, car dans la religion juive on dépose un objet inanimé, sur les tombes. Ceci fait écho à Moïse qui a enterré les siens dans sa traversé du désert, et à ce moment là il ne disposait de rien d’autre que de cailloux à déposer sur les tombes. Donc depuis on dépose des objets inertes qui n’ont ni âme ni vie.

Une œuvre sculptée a été réalisée pour symboliser ce que cet homme a fait :       « Si vous sauvez une vie vous sauvez le monde entier »Elle se trouve dans une rue du quartier juif, pas très loin de la synagogue.

Elle a été faite en 1991 par l’architecte sculpteur est Szabó Tamás

On voit un homme qui est sauvé par un autre, ce dernier le sors de là où il se trouve en lui tendant un linge pour le tirer de sa mauvaise situation.

L’action de Raoul Wallenberg fait écho à celle exprimée dans le Film la liste de Schindler, réalisé par Steven Spielberg, sorti le 30 novembre 1993, et inspiré du roman éponyme La Liste de Schindler de Thomas Keneally, sur Oskar Schindler qui réussit à sauver environ1 100 Juifs promis à la mort.

Alors que le camp reçoit l’ordre de fermer et que des milliers de Juifs doivent alors être transférés à Auschwitz, Schindler décide d’acheter 1 100 de ces hommes pour les « abriter » en les embauchant dans la nouvelle usine d’armes qu’il a ouverte. Il rédige alors la liste contenant les noms de ceux qui seront sauvés

Quelques mois plus tard, la guerre se termine. Oskar Schindler et sa femme quittent le pays car ils sont pourchassés comme criminels de guerre par les alliés, mais pas avant d’avoir dit adieu aux 1 100 Juifs qu’ils ont sauvés et qui leur offrent une bague portant la maxime tirée du Talmud : « Celui qui sauve une vie sauve l’humanité tout entière »

Dans le parc Raoul Wallenberg – cimetière de la grande synagogue de Dohány – l’arbre de vie, monument dédié aux victimes de la Shoah. Œuvre en métal d’Imre Varga (née en 1923, il a fait des études d’aéronautique il était officier dans l’armée de l’air pendant la guerre ,entre 1950 et 1956 il étudie l’art à Budapest et fera une carière artistique en créant aussi bien des petites statues, que des pièces de monnaie ou des œuvres monumentale pour des espaces publiques) dévoilée en 1991, ce saule pleureur à la mémoire des 600 000 juifs hongrois tués par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale fut en partie financé par l’acteur américain d’origine hongroise Tony Curtis.

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Et, pour terminer cette visite du passé, on arrive au mémorial juif de Budapest, érigé le 16 avril 2005, prêt du Parlement Hongrois.

L’œuvre se nomme « Chaussures au bord du Danube », elle a été réalisée par le sculpteur Gyula Pauer (Sculpteur, peintre, performeur, artiste conceptualiste, inventeur du pseudo-art, mais aussi décorateur et costumier pour des réalisateurs de renom comme Béla Tarr ou Géza Bereményi, Gyula Pauer est un artiste multi-facettes dont l’œuvre est éminemment ancrée dans l’histoire complexe de son pays.Plusieurs de ses œuvres ont été détruites sous le régime communiste de la guerre froide.

Cette œuvre représente donc les chaussures laissées par les juifs qui allaient être fusillés par les Croix Fléchées. Elle rappelle la tourmente exterminatrice de l’été 1944 qui se terminera en janvier 1945.

Lorsque l’on s’approche de ce mémorial, on est saisi par cette vision, au loin on voit des formes le long du Danube, plus on se rapproche et plus on voit que se sont des chaussures, on pense que se sont des vraies laissées là depuis longtemps, puis on voit qu’elles sont en bronze, et on s’imagine les scènes terribles vécues, par ce peuple alors que les autres villes se délivraient peu à peu de l’emprise nazi, eux vont vivre, en quelques semaines les pires heures.

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On déjeune de spécialités au canard au Cafe Kör (Budapest, Sas u. 17, 1051 ), c’est très bon!

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Et notre après midi commence avec la visite de la basilique St Étienne, on monte au sommet du clocher pour profiter de la vue panoramique !

Pause au salon de thé Gerbeaud (Budapest, Vörösmarty tér 7-8, 1051 ), un pur moment de détente et de régal pour nos papilles.

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En soirée on dine chez Loulou (Székely Mihaly utca 2 Budapest), à côté de l’opéra, belle adresse.

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Dernière matinée, on en profite pour se promener dans le marché couvert. Puis on poursuit sous la pluie avec une balade jusqu’à l’Astoria construit en 1912/1914 , dont la décoration du hall et de la salle du restaurant sont restés inchangés.On termine avec l’église St Mickaël. A 13h nous sommes à L’aéroport pour le retour sur Paris.

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Les Extra hors dinaires

  • A votre arrivée découvrez en 4h avec JC Budapest (70 euros pour 2 personnes les 4 h en 2013)
    • http://budapest-sensations.com/
  • Le bain du matin à Széchenyi,notre coup de cœur
  • Prendre un thé avec petits gâteaux chez Gerbeaud à Pest et chez Wrürms à Buda
  • La visite en français de la synagogue
  • Ne pas oublier les chaussures prêt du parlement, une œuvre poignante.
  • A GOUTER : Kürtőskalács. C’est une sorte de brioche qui la double particularité d’être à la fois creuse et cuite au barbecue ! Elle est à la cannelle ou vanille, recouverte de noisette ou chocolat et est légèrement caramélisée. Elle est donc à la fois moelleuse et croustillante. Une sensation agréable.

Achats de souvenirs

  • Kürtőskalács

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